Qui sommes-nous ?

Tapis Kuba

Tapis Kuba

Née le 06 août 2003, KubaLibre.net est une association à but non lucratif basée à Lausanne (Suisse)

Les objectifs de KubaLibre.net sont de regrouper les Artisans et Créateurs Africains et d’œuvrer pour :

1- promouvoir l’artisanat traditionnel africain dans le monde

2- instaurer des échanges commerciaux justes entre les pays du Nord et du Sud  afin de donner aux Artisans Africains les moyens de vivre dignement de leur travail

Notre petite équipe se compose de :

- Kabisu Marie-Louise Kazadi, présidente :
Après une première formation d’opticienne, elle est au bénéfice du Certificat de Praticienne en Relations Publiques du SPRI. Elle a collaboré avec le Magasin du Monde – Commerce Equitable de Lausanne (Suisse)

- Lenge Jean-Claude Kazadi, vice-président :
Formateur d’adultes, il exerce dans le domaine des soins hospitaliers à Lausanne (Suisse)

- Mbaya Kazadi, trésorier :
Ancien élève de l’Ecole Hôtelière de Lausanne (Suisse), il applique ses compétences d’administration dans l’humanitaire.


Le principe de KubaLibre.net se base sur
le développement durable dans le respect du Patrimoine Historique Africain par:

  • la création d’emplois et
  • l’équité dans les échanges, dont résultent
  • l’autonomie,
  • la dignité et l’épanouissement des personnes.

–> Un nouveau marché, de nouveaux revenus :
Les prix payés par KubaLibre.net sont généralement supérieurs aux prix moyens du marché local.
Du fait de la relative régularité des commandes, KubaLibre.net permet aux Artisans Africains d’avoir accès à un revenu auquel ils n’avaient pas accès auparavent, ou en tout cas pas de manière aussi régulière.
KubaLibre.net leur ouvre un marché qui leur permet de diversifier et d’augmenter substantiellement leurs revenus par des commandes importantes et régulières au lieu de dépendre d’un écoulement local souvent aléatoire.

–> Minimum vital :
Ces Artisans seront ainsi en mesure d’assurer leur minimum vital, d’assurer les frais scolaires et médicaux de leurs enfants, de nourrir leurs familles.

–> La professionnalisation :
KubaLibre.net encourage chez les producteurs la professionnalisation.
En effet, la production pour un commerce solidaire et équitable suppose de s’adapter aux conditions du marché de l’exporation: respect des cahiers de charges et délais de livraison, adaptation à de nouveaux designs, parfois accès à des formations … qui toutes contribuent à l’amélioration des compétences techniques des Artisans.

- ->Valorisation des personnes :
De nouvelles compétences techniques, des revenus augmentés, des commandes régulières, des contacts avec des personnes extérieures au milieu, des produits qui sont exportés en dehors du pays…tous ces éléments contribuent à la reconnaissance, à la volorisation des Artisans, tant par rapport à eux-mêmes que par rapport à leur entourage.

 

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L’Afrique dépouillée

 

Pièces funéraires, boudhas en pierre, masques de cérémonies, des trésors du patrimoine du Sud se retrouvent dans des ventes aux enchères, des collections privées ou des musées de pays riches du Nord.
Très souvent, ce transfert est illégal.
La Suisse vient de se doter d’une loi pour combattre le trafic des biens culturels.
Ces objets doivent être considérés comme une partie de notre patrimoine, non comme de simple marchandises.

La Déclaration de Berne présente, dans le numéro spécial de sa revue
« Vers un développement solidaire » no.176, juin 2004,
les conséquences du trafic des biens culturels pour les pays du Sud et demande aux autorités, aux commerçants comme aux voyageurs de ne pas être complices.

La brochure « Non au Pillage des Cultures ! »
peut-être commandée auprès de :
La Déclaration de Berne
Rue de Genève 52
CH-1004 Lausanne
www.ladb.ch

 


 

L’association KubaLibre.net – Artisans et Créateurs Africains pour un Echange Solidaire – dans la lutte contre le pillage du patrimoine culturel et historique africain, publie ici, avec l’accord de la Déclaration de Berne, un article extrait de la brochure « Non au pillage des cultures ! »

 


 

L’AFRIQUE DÉPOUILLÉE

Boris Wastiau est anthropologue et historien d’art.
Depuis 1996, il est un des conservateurs de la section d’ethnographie du Musée Royal de l’Afrique Centrale,
en Belgique.
Boris Wastiau enquête depuis plusieurs années sur le trafic et le vol de pièces d’art congolais.
La Déclaration de Berne l’a interrogé sur l’impact de ce trafic.

- La DB : Comment se passe le pillage de biens culturels en Afrique ?
Boris Wastiau : La situation en Afrique est particulièrement défavorable.
Les crises politiques er économiques ainsi que les conlits armés paupérisent les populations rurales. Leur dernier recours est souvent de vendre leur patrimoine culturel, religieux ou familial.
Les objets rituels sont obtenus par des moyens très variés :
confiscation pure et simple par des autorités, religieuses ou autres, achat par de petits marchands ou par des spécialistes qui cherchent des pièces précises à l’intention d’antiquaires et de collectionneurs occidentaux, vente par des chefs traditionnles, pillage des musées, etc…

La république Démocrtique du Congo (RDC), comme nombre de pays africains, exporte beaucoup de biens culturels. Ceux-ci proviennent de chefferies traditionnelles, de musées, de fouilles effectuées à l’occasion de propspections minières, de cimetières ou de sanctuaires religieux.

En Zambie, j’ai constaté des dommages irréparables infligés auc collections du Musée de Livingstone (collections ethnographiques et livres anciens).
J’ai également vu des réseaux de « guérisseurs » et certains chefs coutumiers confisquer des objets rituels pour les écouler sur le marché.
Mais la Zambie est aussi un pays doté d’une législation nationale précise concernant la protection des biens culturels. Des exportations illégales ont étés saisies. Plusieurs musées locaux ont également été fondés.
Ils contribuent à la sensibilisation des populations.

- Quelles sont les conséquences de ces vols ?
L’impact de la disparition d’un bien culturel dépend du contexte.
Dans une communauté ù des masques sont régulièrement créés et utilisés dans des rituels, la pièce vendue sera facilement remplacée. C’est le cas des masques des sociétés initiatiques du Poro en Afrique de l’Ouest ou de masques pour l’initiation masculine Mukanda en Afrique Centrale. Dans une autre communauté où les masques sont rares et utilisés à intervalles plus longs, parfois tous les cinq ou dix ans, le vol ou la vente d’un objet peut faire disparaître le rituel et détruire les pratiques sociales qui y sont associées.Cela est d’autant plus grave pour les ethnies minoritaire qui ne comptent que quelques milliers de membres. Souvent, les objets les plus sacrés sont considérés comme des « personnes » ayant un rôle essentiel dans le bon fonctionnement de la communauté, garantissant la santé, la valeur, la fertilité, l’abondance des récoltes. Leur valeur est alors inestimable.

- Quels problèmes les musées rencontrent-ils ?
En afrique, c’est souvent l’essentiel des collections les plus précieuses (les masques et les statuettes) qui est dérobé.
Dans bien des cas, les données afférant aux collections sont également détruites pour empêcher toute identifiacation ultérieure. Peu de pièces ayant fait l’objet de publications, il sera très difficile de récupérer quoi que ce soit.
Dans les cas des musées nationaux du Congo à Kinshasa, un programme d’inventaire et de conservation mené depuis quatre ans indique qu’environ 50% de la collection a disparu. Heureusement, la plupart des œuvres ayant été photographiées, on peut essayer en retrouver, un jour, une partie.

- Le cadre législatif international se renforce peu à peu.
Quelle est la situation en Afrique ?

En 2003, seuls cinq Etats africains avaient signé la Convention Unidroit sur les biens culturels volés ou illicitement exportés, aucun ne l’avaient ratifiée.
A peine 20 Etats avaient signé la Convention de l’Unesco. Les pays africains ont rarement les moyens de contrôler ce trafic sur leur territoire ou de soutenir des actions en justice à l’étranger.

Les divers réseaux de trafiquants convergent vers les pays où le commerce des biens culturels est florissant, comme la Belgique, la France ou la Suisse.
La plus grande partie de ces biens repartent sans délais vers les pays acheteurs, en particulier les Etats-Unis.

C’est pourquoi, en Europe, nous devons renoncer à soutenir un commerce
qui n’est ni éthique ni, souvent, légal.

Il y aura probablement toujours des objets d’art dont le commerce restera licite bien qu’immoral. Il revient à chacun de se forger une éthique citoyenne, responsable également vis-à-vis des sociétés qui nous sont éloignées, mais sur lesquelles nos actions peuvent avoir un effet dommageable.

Propos recueillis le 28 avril 2004 par Julien Reinhard
pour la brochure « Non au Pillage des Cultures! » de La Déclaration de Berne.

 

 

 

 

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